Du 26 février au 08 avril @ Colis suspect : There is something fishy, par Céline Bouffard

Le Centre d’artistes AdMare présente There is something fishy, le nouveau colis suspect de Céline Bouffard à l’Aéroport des Îles de la Madeleine, du samedi 26 février et jusqu’au 9 Avril 2011. Découvrez le travail d’une artiste sculpteur qui créé et compose avec le monde qui l’entoure pour mieux le comprendre et mieux le transmettre. Plongez dans son imaginaire et découvrez son univers, insulaire.

L’oeuvre
Titre de l’œuvre : There is something fishy
Médium : Sculpture
Matériaux : Verre, grès et chaine
Dimension: 36 ''x 92 ''x 61 ''
Année de création : 2011
Insulaires, nous sommes incontestablement liés à notre milieu.  Même lorsque dénaturés, nous gardons un lien solide entre nous et notre appartenance;  captifs de nos origines. Nous sommes prisonniers et dépendants de notre ressource et de notre habitat. Il  nous est difficile de nous en défaire; inséparables et interdépendants.
Peu importe où nous allons, ces odeurs de marée montante, ces effleurements de vents du nordet, le goût goulûment fermenté des canneberges cueillies en novembre, la chaleur des réunions de famille; ces souvenirs de chez nous nous suivent partout. La territorialité insulaire est essentielle à la préservation de son habitat et de son patrimoine culturel. La fragilité de son sol, la singularité de ses dômes de sel, les nappes phréatiques qui y sont essentielles, la richesse de son parler et de ses couleurs ne sont pourtant pas à l'abri d'une prochaine disparition...






Démarche de l’artiste
Je suis habitée par le besoin de dire.
De parlures en écriture et d’écriture en sculpture, j’ai peu à peu développé mon propre langage à l’accent insulaire. Sculptures de bois, de métaux, de verre et de béton sont devenues mes poésies imagées.

Mon métier, c’est d’habiter.
J’habite les forêts de sapins Douglas, les rivages gorgés de mactres, les toundras tapissées de lichens, les montagnes aux flancs enneigés et les dunes de sable chantant…

Je suis guide de métier.
Je travaille à comprendre mon milieu pour mieux m’y mouvoir, y vivre et pour transmettre mes acquis.

Mon travail est au-dehors
De feuilles en aiguilles, je me suis mise à étudier les rapports que l’homme entretient avec son environnement. Inspirée par l’outillage des ateliers, j’explore les mécanismes d’adaptation que nous inventons pour nous acclimater à notre milieu. C’est par des jeux de mots, la poésie ou la recherche de synonymes que j’image ces rapports par le biais de sculptures.

Mon travail n’a pas pour but d’être minutieux; il est empreint d’un effort, d’un poids et parfois même d’une certaine rudesse. La réalisation de mes sculptures ressemble à un défi qui me pousse en dehors de ma zone de confort.

Dans un monde en mouvement, je m’oriente vers les autres dans le but de leur faire partager et d’échanger et de mieux comprendre le milieu qui m’entoure.

Céline Bouffard