Résidences-Événements







M  A  R  I  T  I  M  E  S
LE CHANT DES PISTES | SONGLINES

Événement-résidence en art actuel aux Îles-de-la-Madeleine – juin 2016
Contemporary art event-residency in the Magdalen Islands – June 2016



Commissaire | Curator : Caroline Loncol Daigneault
 

© Gabrielle Desrosiers

Le chant des pistes qui s’est tenue aux Îles-de-la-Madeleine du 5 au 25 juin 2016. Dirigée par la commissaire Caroline Loncol Daigneault, Le chant des pistes a rassemblé 10  artistes des Maritimes et une artiste de la France choisis parmi 60 candidatures reçues, suite à l’appel de dossiers lancé au mois de juillet 2015 : Adriana Kuiper + Ryan Suter (Sackville, N.-B.), Christopher Boyne (Dartmouth, N.-S.), Maryse Goudreau (Escuminac, QC), Katia Grenier (ÎM), Lindsay Dobbin (Halifax, N.-É.), Sara Dignard (Le Bic, QC) + Marie-Line Leblanc (ÎM), Michael Fernandes (Halifax, N.-É.), Samuel Thulin (Nortondale, N.-B.) et Jane Motin (St-Lô, France).
Rappelons que Le chant des pistes faisait écho à un ouvrage de l’auteur et voyageur anglais Bruce Chatwin. Dans ce livre, l’auteur s’est intéressé à la cartographie chantée qui permettrait aux aborigènes d’Australie de se repérer sur le continent tout en maintenant vivants, à la surface de la Terre, leurs grands mythes fondateurs. Ces derniers envisageraient le territoire telle une partition musicale à décoder, à performer.
De cette référence lointaine, étrangère somme toute au contexte maritime, nous avons retenu une manière d’actualiser la connaissance topologique, historique, mythologique du territoire, en le parcourant. Les Îles-de-la-Madeleine ont été envisagées comme un réseau de lignes, de pistes dormantes que les artistes ont mis au jour pour les faire vibrer.
Trois semaines durant, à l’écoute de la mobilité inhérente et constitutive des Îles-de-la-Madeleine, ils ont développé des œuvres-trajectoires sur l’ensemble du territoire. Leur entreprise ambulante s’est attachée aux pistes d’un cétacé, d’une légende enfouie, de savoir-faire maritimes, et à quantité d’autres parcours et sentiers qui demandaient à être investis pour s’énoncer. Chacune de ces pistes leur a suggéré un rythme, une manière de se mouvoir, et a débouché immanquablement sur des entrées dans le paysage auxquelles nous n’aurions autrement pas eu accès.


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Biographie de Caroline Loncol Daigneault

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© Jean-Sébastien Veilleux


Caroline Loncol Daigneault est auteure, commissaire et chercheure. En 2013-2014, elle est invitée comme auteure-témoin par l’artiste chorégraphe Tedi Tafel ainsi que par le centre Vaste et Vague dans le cadre d’un projet avec les communautés locales micmaques. En 2012, elle était commissaire de la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli placée sous le thème de l’hospitalité, puis d'ELLE MARCHE blue mountain, une exposition-laboratoire avec l’artiste Vida Simon. Ardente défenseure des formes hybrides de l'écriture sur les arts, elle a notamment développé le Laboratoire parcellaire, une résidence d'auteurs à OBORO, qui a donné lieu à un cycle de médiation et à un ouvrage éponyme qu’elle a dirigé aux éditions La Peuplade (2011). Récipiendaire d’une subvention de projet aux critiques et commissaires du Conseil des arts du Canada, elle se consacre également à l’écriture d’un ouvrage s’intéressant aux dialogues qu’engagent des artistes femmes avec l’environnement.

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Caroline Loncol Daigneault's biography 
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Caroline Loncol Daigneault is an author, curator, and researcher. In 2013-2014, she was invited by the artist choreographer Tedi Tafel and by the Vaste et Vague artist-run center to act as author/witness for a project with the local Mi'kmaq communities. In 2012, she curated the Biennale de sculpture in Saint-Jean-Port-Joli, an event centered around the theme of hospitality, and ELLE MARCHE blue mountain, a lab-exhibition featuring artist Vida Simon. Interested in hybrid forms of writing on art, she developed the Laboratoire parcellaire, an author residency at OBORO resulting in an eponymous book, which she compiled and published at La Peuplade (2011). Recipient of a visual arts project grant for curators and critics from the Canada Arts Council, she is presently preparing a book that examines the ways in which women artists engage with the environment.




[1] « Se déplacer d’un lieu à l’autre; voyager ». Chantal Naud, Dictionnaire des régionalismes des îles de la Madeleine, p.137.


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Faire avec est un événement en art actuel dirigé par Véronique Leblanc, commissaire invitée par le centre d'artistes AdMare. Il a rassemblé du 17 juin au 6 juillet 2013, aux Îles-de-la-Madeleine, ATSA, Jennifer Bélanger, Ève Cadieux, Jean-Pierre Gauthier, Yoanis Menge, Marianne Papillon, Douglas Scholes, José Luis Torres et Jean-Yves Vigneau.


D'abord inspiré par la problématique locale de la gestion des matières résiduelles, l’évènement proposait de s'intéresser à l'usage que nous faisons des choses qui nous entourent – objets, matériaux, espaces, bâtiments, etc. Il invitait à porter une attention particulière à l'impermanence des objets et des lieux d'usage quotidien. Surtout, il permettait d’envisager la désuétude comme potentiel de transformation. Comment « faire avec » ce qui est abîmé, démodé, obsolète ou tout simplement inutile?

Centre de gestion des matières résiduelles, Îles-de-la-Madeleine

En résidence pendant trois semaines, les artistes ont réalisé des œuvres in situ réparties sur l’ensemble de l’archipel. Intégrées à plusieurs lieux intérieurs et extérieurs, publics et privés, elles ont infiltré le territoire de manière à toucher le plus large public et à générer une réflexion collective sur la gestion des matières résiduelles.

Résidence © Maude Jomphe
Installations sculpturales, sonores, photographiques et performatives, certaines des œuvres ont utilisé des matières résiduelles comme matériaux alors que d'autres ont pris pour sujet des lieux abandonnés et des savoir-faire voués à la disparition. Ainsi, les interventions des artistes entraient en dialogue avec les habitudes de nombreux Madelinots qui, en raison des limites du territoire et de l'éloignement géographique, ont toujours récupéré, récolté, réparé, patenté à partir des matières disponibles.

Œuvres © Maude Jomphe


Alors que la culture maritime et insulaire engendre la nécessité de « faire avec », les artistes participants ont détourné l'usage d'objets ou de lieux qui nous sont familiers pour poser un regard neuf sur ce qui nous entoure. faire avec est alors devenu une stratégie artistique qui a permis de soulever des enjeux écologiques, économiques et sociaux actuels et d'examiner la manière dont nous produisons et consommons. 

Événement d'ouverture © Maude Jomphe

Pour découvrir le parcours, cliquez ici



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Biographie de Véronique Leblanc

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© Jessica Hébert
Véronique Leblanc détient une maîtrise en études des arts de l'Université du Québec à Montréal. Elle s'intéresse aux pratiques d'intervention et aux pratiques processuelles, contextuelles et relationnelles ainsi qu'aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. 
Commissaire indépendante et chargée de cours en histoire de l'art à l'UQAM et à l'Université Laval, elle a organisé les expositions Artur Żmijewski. Scénarios de dissidences (co-commissariat avec Louise Déry, Galerie de l'UQAM, Montréal, 2010), Jean-Pierre Aubé et Patrick Beaulieu. Géopolitique de l'infini (Centre Sporobole, Sherbrooke, 2012) et Louis-Philippe Côté. Entrevoir le pire (Musée régional de Rimouski, 2013). Elle sera également co-commissaire, avec Dominique Allard, du prochain événement triennal du centre d'artistes Est-Nord-Est, qui se tiendra du 30 août au 1er septembre 2013 à Saint-Jean-Port-Joli.



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Partenaires et appuis

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Le projet faire avec est né d'une collaboration avec le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes et la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, qui mènent un programme novateur visant une gestion intégrée des matières résiduelles de l'archipel.